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2008
Figure 1

2007
Figure 2

2006
Figure 3

2004
Figure 4

2001
Figure 5
Accueil Activité du centre

Activité du centre de référence

1. Nombre de femmes ayant bénéficié des services du centre

Depuis le 1er janvier 2000 et jusqu’au 31 décembre 2008, 1517 patientes ont été enregistrées au centre. 1085 femmes présentaient une môle hydatiforme, 401 une tumeur trophoblastique et 31 une grossesse non môlaire étiquetée môle par erreur. Parmi les 1486 patientes présentant une maladie trophoblastique, 540 déclarations émanaient de la région Rhône-Alpes élargie, 937 d’autres départements français et 9 de pays étrangers (Arabie Saoudite, Italie, Gabon, Suisse, Egypte, Belgique) (figures 1,2,3,4 & 5 ).

2. Les relectures anatomo-pathologiques

1328 patientes ont bénéficié d’une relecture. Certaines ayant eu plusieurs curetages, 1609 prélèvements ont fait l’objet d’une lecture initiale ou d’une relecture par un de nos pathologistes référent. Sur ces 1609 prélèvements, 143 étaient directement adressés pour une lecture initiale, et 1466 pour une relecture. Sur les 1466 lames transférées pour relecture le diagnostic initialement porté a été confirmé par l’anatomopathologiste référent dans 1095 cas soit 74.7% des cas. Dans 25.3% des cas, le diagnostic initial a donc été corrigé. 31 patientes ont été reclassées en grossesse non môlaire. La plupart de ces diagnostics erronés concernent des supposées môles partielles qui sont d’authentiques môles complètes, ou des supposées grossesses non môlaires qui sont d’authentiques môles.

3. Les femmes présentant une môle hydatiforme simple

694 femmes avec une môle complète, 364 avec une môle partielle et 17 grossesses gémellaires associées à une môle à évolution simple ont été enregistrées. Dans 2 cas la distinction n’a pu être faite entre môle complète et partielle. 1 patientes enregistrées comme ayant une môle avait en fait simplement un site d’implantation hyperplasique. 4 cas étiquetés môle sans précision et 3 patientes n’ont pas eu d’examen anatomo-pathologique.

Le risque de rétention après une première évacuation est illustré par la fréquence des deuxièmes aspirations qui s’élève à 19.7 % des cas. Une troisième aspiration est réalisée dans seulement 0,5 % des cas

Le délai moyen de négativation des hCG est de 9.4 semaines. Il est de 9,9 semaines pour les môles complètes et de 8,2 semaines pour les môles partielles. Le délai de négativation est inférieur ou égal à 8 semaines dans 53.3% des cas. Ce pourcentage est de 63% pour les môles partielles. Il est de 49% pour les môles complètes (grossesses gémellaires exclues).

4. La prise en charge des évolutions anormales

401 patientes ont présenté une tumeur trophoblastique dont 4 tumeurs du site d’implantation et 5 tumeurs trophoblastiques épithélioïdes. Dans 53,1 % des cas, c’est principalement l’évolution anormale de la courbe semi-logarithmique des hCG qui a permis de faire le diagnostic de tumeur. La survenue d’un hémopéritoine brutal a été le mode de révélation de la tumeur pour 1 patiente qui a dû avoir une hystérectomie en urgence. Chez une autre patiente, c’est la survenue d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë du post-partum qui a permis de faire le diagnostic. Les médecins du centre ont conseillé les médecins des patientes dans le bilan d’extension à réaliser. Le résultat de ce bilan a permis au centre d’établir le score FIGO et de guider ainsi le choix de la chimiothérapie.

360 patientes ont été traitées par chimiothérapie. 198 patientes ont été traitées par monochimiothérapie à base de Méthotrexate, 26 par EMA-CO, 16 par Méthotrexate puis EMA-CO. Parmi ces 360 patientes, 34 ont également subi une hystérectomie. 39 hystérectomies seules ont été effectuées dont 2 pour des tumeurs du site d’implantation et 2 pour des tumeurs trophoblastiques épithélioïdes. 2 patientes ont vu leurs hCG se négativer spontanément.

Parmi les patientes ainsi traitées, plus de 95% ont été prises en charge directement par le médecin correspondant. Les autres ont été prises en charge par les oncologues des centres régionaux, à la demande des médecins correspondants.

CONCLUSION

Depuis janvier 2000, le nombre de cas annuels de maladies trophoblastiques enregistrés par le centre de référence ne cesse d’augmenter. Face à une demande croissante de la part des gynécologues, en vue d’un conseil pour la conduite à tenir, le centre ne peut que se développer pour satisfaire la demande des gynécologues dans l’intérêt des patientes. L’harmonisation de la prise en charge devrait permettre d’éviter les retards au traitement des tumeurs trophoblastiques et de minimiser ainsi le risque de décès. Les sur- traitements inutiles, coûteux et potentiellement dangereux pourront également être éliminés par cette activité de conseil. Une évaluation de la prise en charge proposée par le centre, du point de vue des patientes, permettra d’améliorer la qualité du service apporté.